Boîte à outils retraite · Mis à jour le 11 juin 2026

Le bilan retraite des salariés : ce qu'il contient, comment il se déroule, qui le paie

Un bilan de retraite est un examen individuel de la situation retraite d'un salarié, mené par un expert : carrière vérifiée ligne à ligne sur le relevé officiel, date de taux plein calculée, scénarios de départ chiffrés, le tout remis au seul salarié dans une feuille de route écrite. Ce n'est pas une obligation légale — l'obligation, c'est l'entretien de fin de carrière ; le bilan est ce qui le rend utile. En entreprise, c'est l'employeur qui le finance, en visioconférence, sans jamais voir le détail individuel.

Ce que contient un bilan retraite : l'essentiel en un tableau

Ce que le bilan établit Concrètement Ce que ça change
La carrière vérifiée Le relevé de carrière relu ligne à ligne : trimestres validés, périodes manquantes, points complémentaires, anomalies à corriger La pension se calcule sur ce document, pas sur la carrière vécue
La date de taux plein La date à partir de laquelle le salarié peut partir avec une pension entière La réponse à « je pars quand ? »
Les scénarios de départ Chaque date envisageable chiffrée, avec l'effet d'une décote en cas de départ anticipé ou d'une surcote au-delà du taux plein La réponse à « avec combien ? »
Les leviers activables Retraite progressive, cumul emploi-retraite, rachat de trimestres, départ anticipé pour carrière longue : ce qui s'applique à ce salarié, et rien d'autre Des dispositifs généraux traduits en options personnelles
La feuille de route écrite Un document remis au salarié : sa situation, ses scénarios, les démarches à engager et leurs échéances Ce qu'il peut, s'il le souhaite, apporter à son entretien de fin de carrière

Tout part du premier élément. Les anomalies de relevé sont fréquentes : années incomplètes, premiers emplois jamais enregistrés, points complémentaires perdus en route. La Cour des comptes en mesure la conséquence : environ une pension nouvellement attribuée sur neuf comporte une erreur financière, plus de la moitié à cause de données de carrière manquantes ou erronées. Une estimation posée sur un relevé faux est une estimation fausse, si soigné soit le calcul. C'est pourquoi le bilan commence toujours par la vérification du relevé de carrière, avant de chiffrer quoi que ce soit.

Ce qu'un bilan de retraite n'est pas

Trois confusions reviennent souvent chez les RH qui découvrent le sujet, et elles méritent d'être levées d'entrée.

  • L'« état des lieux » légal est tout autre chose. Prévu par le Code du travail tous les 8 ans d'ancienneté, il récapitule entretiens et formations ; la retraite du salarié n'y figure pas. Seuls les noms se ressemblent.
  • Le bilan est un service que l'employeur choisit d'offrir. Ce qui est obligatoire, c'est l'entretien de fin de carrière, à organiser dans les 2 ans précédant le 60e anniversaire du salarié. L'obligation, c'est l'entretien ; ce qui le rend utile, c'est le bilan.
  • Le bilan va plus loin qu'un simulateur en ligne. Les simulateurs projettent le relevé tel qu'il est, anomalies comprises, sans répondre aux questions particulières : carrière à l'étranger, apprentissage mal reporté, choix entre deux dates. Le bilan vérifie d'abord, chiffre ensuite, et un expert répond aux questions de ce salarié-là.

Comment se déroule un bilan retraite, 100% à distance

Le bilan se tient entièrement en ligne, sur un simple créneau de visioconférence : le site le plus éloigné y a accès aussi simplement que le siège. Le parcours, côté salarié :

  1. L'invitation. L'employeur déclenche le bilan par simple email. Le salarié reçoit un lien et choisit son créneau de visioconférence, depuis chez lui ou son bureau.
  2. Le relevé de carrière. Le salarié récupère son relevé sur son compte retraite personnel, guidé pas à pas par l'expert. Ce document ne transite jamais par l'employeur.
  3. L'analyse, puis l'entretien. Avant le rendez-vous, l'expert décortique le dossier : trimestres, périodes manquantes, droits dans chaque régime. En visioconférence, il présente au salarié sa date de taux plein, ses scénarios de départ et les dispositifs qui le concernent.
  4. La restitution. Le salarié repart avec sa feuille de route écrite. L'employeur reçoit la confirmation que le bilan a eu lieu — et rien d'autre.

Les bilans sont menés par les experts retraite de Kelretraite, Arnaud et Christophe, qui auditent des carrières depuis 15 ans. Le salarié a en face de lui celui qui a réellement analysé son dossier.

Qui finance le bilan retraite d'un salarié — et pourquoi

En entreprise, le bilan est financé par l'employeur, et la raison tient à l'entretien de fin de carrière. La loi vous demande d'y aborder la retraite progressive, le cumul emploi-retraite, le temps partiel, la transmission. Autant de sujets qui supposent que le salarié connaisse sa date de taux plein et ses scénarios. Or ni le manager ni la RH ne peuvent produire ces données : il faudrait le relevé de carrière du salarié, et ce document ne vous regarde pas. Le bilan apporte ces chiffres en amont, et l'entretien devient une vraie discussion d'aménagement de fin de carrière.

Le second motif est plus simple : c'est un avantage social que les salariés seniors valorisent immédiatement, parce qu'il répond à la question qu'ils se posent depuis des années. Une entreprise qui offre à ses seniors une réponse claire sur leur retraite en retire aussi un bénéfice de pilotage : les départs s'anticipent, la transmission se prépare.

Les tarifs sont publics : 499€ HT par bilan à l'unité, 469€ dès 5 bilans, 429€ dès 10, sur devis au-delà. Les bilans s'achètent en packs prépayés, que vous déclenchez ensuite au fil de vos entretiens de fin de carrière. Le détail de l'offre (dimensionnement, déploiement, pack) est sur la page bilan retraite en entreprise.

La confidentialité : ce que l'employeur voit, et ne voit jamais

Les données retraite d'un salarié (carrière, salaires reportés, montants de pension) sont des données personnelles. La règle du bilan est donc sans exception : l'employeur sait qu'un bilan a été réalisé, il n'en voit jamais le détail individuel. Le contenu appartient au salarié, qui en partage ce qu'il veut, notamment lors de son entretien de fin de carrière. Pour les effectifs qui s'y prêtent, l'entreprise peut recevoir des synthèses anonymisées, utiles au pilotage RH.

Cette étanchéité est la condition pour que les salariés acceptent la démarche : personne ne confie quarante ans de carrière à un prestataire qui rapporterait tout à son employeur. Notre façon de travailler est détaillée sur la page qui sommes-nous.

Deux situations qu'un bilan retraite change

Martin, 58 ans, apprenti à 16 ans

Martin a commencé comme apprenti à 16 ans et pense partir à l'âge légal, comme tout le monde. Son bilan vérifie d'abord ses trimestres de jeunesse — les années d'apprentissage sont parmi les plus mal reportées des relevés — puis examine ce que personne n'avait regardé : avec un début de carrière aussi précoce, Martin relève peut-être du dispositif carrière longue, qui permet de partir nettement avant l'âge attendu. Sans bilan, ni lui ni son employeur ne le sauraient — et son départ serait une surprise au lieu d'une transition préparée.

Nathalie, RRH, six salariés de 58 ans ou plus

Nathalie doit organiser ses entretiens de fin de carrière et redoute le moment des questions retraite, auxquelles personne en interne ne sait répondre. Elle fait précéder chaque entretien d'un bilan : le salarié arrive en connaissant sa date de taux plein et ses scénarios, et l'entretien porte enfin sur ce que la loi lui demande d'aborder — retraite progressive, temps partiel, transmission — au lieu de tourner autour de questions sans réponse.

Pour aller plus loin

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Sources officielles